Résumé de la thèse de Clary de Plinval

La mention de quatre aïeules de Jésus, dans sa généalogie au début de l’évangile de Matthieu, pose un double problème : Pourquoi Matthieu cite-t-il des femmes alors que l’usage biblique consiste à ne nommer que les hommes pour désigner les générations ? Pourquoi choisit-il ces femmes-là, prostituées, adultères ou étrangères ? Les premiers exégètes chrétiens ont dû affronter ces questions. Soulevant de vastes problèmes moraux, législatifs et théologiques, l’histoire étonnante de ces femmes a suscité la réflexion et la créativité des auteurs patristiques. Leurs multiples interprétations, élaborées dans des genres et des contextes très variés, sont en partie redevables de l’exégèse juive. Ce sujet se trouve à l’articulation de deux grandes questions : la question du sens des généalogies de Jésus (et donc, plus largement, des généalogies dans la Bible : ont-elle une valeur allégorique ?) et la question des femmes dans la Bible (comment les Pères les perçoivent-ils ?). Ces quatre figures féminines n’ayant pas encore fait l’objet d’une étude systématique et comparative dans l’exégèse ancienne, nous nous proposons de mettre en perspective les commentaires et réécritures de leur histoire dans la littérature patristique grecque et latine. Notre étude se situera au croisement de plusieurs disciplines, l’histoire et la théorie littéraires, la philologie, et l’histoire des idées.

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